Trucs et astuces n°9 : Les 5 atouts d’une bonne balade

Parce que, avouons-le, le jardin c’est quand même SUPER pratique, on est souvent tenté de laisser son chien en profiter un peu trop (surtout quand il fait moche). Oui mais non, ce n’est pas la bonne solution. Même si le jardin offre la liberté et la sécurité de partir sentir les différentes odeurs et de faire ses besoins sans que son humain n’ait à mettre le nez sous la pluie, il n’en reste pas moins un lieu clos où les odeurs sont finalement toujours les mêmes et où le chien finit vite par s’ennuyer. Résultat : trous dans la terre, potager retourné, aboiements intempestifs dès qu’un oiseau passe, grignotage de bâtons, tentatives de fugues… Et le plus gros souci : un manque cruel d’activité physique et mentale. Le jardin c’est vraiment génial pour faire les besoins le matin avant de partir au travail (ou le dimanche matin pour retourner au lit), être tranquille pendant le ménage ou jouer quelques minutes à la balle, mais il doit être utilisé à bon escient et sans excès. Imaginez votre jardin comme la prolongation de votre maison (si grand soit-il) : si votre chien s’ennuie dans le salon, il s’ennuiera tout autant dans le jardin. Donc que vous habitiez en appartement (et que les sorties sanitaires se résument à 10 min autour du quartier 3x par jour) ou en maison avec jardin, la vraie balade est INDISPENSABLE (presque) quotidiennement. A vous de décider combien de temps vous pouvez lui consacrer et à quel moment (avant de partir au travail ? Entre midi ? A la sortie de l’école en allant chercher les enfants ? Le soir avant d’aller au lit ?) Inutile de l’emmener en expédition sur 2h, car 1h voire même parfois deux / trois balades de 1/2h suffisent quand elles sont bien faites.

Mais qu’est ce qu’une vraie bonne balade ? La réponse tout de suite :

1) Un chien en liberté

Bon, je vous l’accorde, quand on habite en ville c’est parfois compliqué de prendre chaque jour la voiture pour aller sur un chemin peu fréquenté en banlieue avec l’opportunité de le lâcher (sous réserve qu’il ait un bon rappel). Mais quoiqu’il en soit, une vraie bonne balade, c’est un chien libre d’aller où il veut (tant qu’il respecte les règles que vous lui aurez apprises, comme par exemple ne pas sortir du chemin, ne pas trop s’éloigner et revenir à la demande) et de sentir toutes les odeurs qu’il voudra. C’est un chien qui court, qui fait des allers-retours, qui marque les arbres et les brins d’herbe… Un chien libre, en somme. Pour les chiens citadins, une voie verte, un parc ou un chemin piétonnier avec une longe feront l’affaire : il y a suffisamment de longueur de laisse pour le laisser vaquer à ses occupations sans qu’il ne soit en liberté face aux joggeurs et autres « dangers ». Quoiqu’il en soit, essayez de profiter de vos jours de repos pour vous éloigner de votre domicile et l’emmener en forêt ou à travers champs pour une plus grande balade

2) Une balade interactive

Une balade en liberté, c’est bien. Mais une balade partagée avec son maître, c’est encore mieux. Pour éviter d’avoir le chien d’un côté et le maître de l’autre, chacun évoluant dans sa bulle, prenez part intégrante à la balade ! Proposez régulièrement à votre chien un moment de jeu, un petit exercice de marche au pied (ou n’importe quel autre petit tour qu’il sait faire), apprenez lui de nouveaux tours en utilisant votre environnement (monter sur un banc, sauter un tronc d’arbre, l’envoyer autour d’un lampadaire, marcher sur un muret, monter/descendre un escalier, monter sur les tas de bois en forêt…). Votre balade sera enrichie et vous partagerez un réel moment de plaisir avec votre compagnon qui lui, sera bien plus fatigué qu’après une balade à simplement renifler le sol. Les bénéfices des balades interactives sont nombreux, mais on peut mettre sur le podium ces trois là : un chien mieux dépensé physiquement, un chien mieux dépensé mentalement et une relation maître-chien développée et enrichie.

3) Une balade socialisatrice (au moins de temps en temps)

Là, pour le coup, ce sont les citadins qui sont privilégiés car ils côtoient du monde, des chiens, des chats, des vélos et j’en passe, à longueur de balade. La socialisation est donc facile et on retrouve plus rarement des chiens asociaux en ville qu’à la campagne. A la campagne, à moins d’aller promener chaque jour dans des endroits fréquentés, il est plus rare de croiser du monde à travers champs… Il est donc important de se rendre régulièrement sur des voies vertes ou dans des parcs pour habituer votre chien à croiser d’autres chiens, des joggeurs, des vélos, et ainsi éviter l’apparition de mauvais comportements liés à un manque de socialisation. Quoiqu’il en soit, il est important de réaliser cette socialisation de la bonne façon. Si votre chien est insupportable à la rencontre d’un congénère ou d’un autre facteur, n’hésitez pas à contacter votre éducateur canin pour corriger ce comportement et rendre les balades plus sereines.

4) Des chemins différents

Toujours utiliser le même chemin pour les balades sanitaires, c’est vraiment une bonne idée car votre chien connaît déjà toutes les odeurs (pas de perte de temps à attendre qu’il ait tout reniflé) et a ses propres habitudes : vous pouvez donc estimer à quelques minutes prêt, le temps qu’il mettra à faire tous ses besoins et ainsi éviter de partir en retard au travail. Cependant, pour les vraies balades (plus longues, en liberté, interactives où vous croisez du monde), il est préférable de changer régulièrement de lieu pour justement que votre promenade soit encore plus intéressante, et que votre chien ait de quoi découvrir le monde qui l’entoure. Pour vous aussi, la promenade sera bien plus intéressante si vous découvrez une belle vue au détour d’un virage, une petite cascade au bout du chemin ou une jolie clairière pour une bonne partie de jeu.

5) Ni trop chaud / ni trop froid / ni après manger

Ce point là est en dernier certes, mais il n’est pas à prendre à la légère car il est là question de santé et non de psychologie. Evitez donc les longues promenades en plein soleil en plein été (privilégiez les sous bois proches des ruisseaux) surtout pour les chiens citadins qui risquent de se brûler les coussinets sur l’asphalte (les balades doivent donc être faites soit à l’ombre, soit en début/fin de journée lorsque le soleil s’est caché). Idem pour l’hiver, la pluie et le froid peuvent être néfastes à certaines races de chiens sans sous-poils (chihuahuas, pinschers, dobermans…) où le manteau sera impératif. Pour les autres chiens à poils denses, ils craignent beaucoup moins le froid et la pluie car leur poil est imperméable et permet à leur corps de réguler sa température (jusqu’à un certain point), mais cela n’empêche pas un bon séchage en rentrant pour leur éviter de rester mouillés plusieurs heures dans le garage (risque d’apparition de blessures ou de champignons au niveau de la peau, de démangeaisons, d’otites, etc). En ce qui concerne la neige, attention aux coussinets sur le sel de déneigement : brûlures et ingestion du sel par léchage des pattes, donc privilégiez des petites bottines ou lavez lui les pattes au retour de la balade. Idem à la campagne : une trop longue exposition dans la neige entraîne aussi des brûlures ainsi que des risques de blessures au niveau des ergots. Et pour finir sur le point santé : pas de grande balade active après manger pour éviter un retournement d’estomac. Si la balade doit tout de même se faire après manger pour des raisons pratiques, alors elle doit être faite dans le calme et sans course folle après la balle ou les corbeaux.

Si vous avez l’envie d’offrir de belles balades à votre chien mais que vous ne savez pas où aller promener ou que vous n’aimez pas vous promener seul, n’hésitez pas à vous inscrire aux nombreuses balades organisées par les différents groupes Facebook de votre département ou à celles organisées par votre éducateur canin.

Et si vous venez d’adopter un chiot, cet article est tout à fait valable, sauf pour le temps de promenade : la durée des balades doit augmenter avec l’âge du chiot, mais attention : les premières semaines, votre chiot doit sortir souvent mais très peu de temps afin de ne pas fatiguer inutilement ses articulations encore fragiles. Les grandes balades de 2h à courir à travers champs ne seront autorisées qu’à la fin de sa croissance (environ 12 à 18 mois selon les races).