ALERTE : à 2 mois, ce n’est pas la priorité.
Quand on adopte un chiot, on a souvent une idée très précise de ce qu’on attend de lui. Et parmi les attentes les plus fréquentes : savoir marcher en laisse correctement dès le départ.
Sauf que… c’est une fausse bonne idée. Et même une erreur fréquente qui peut gâcher la relation naissante entre l’humain et son chien.
Alors si vous vous demandez comment apprendre la marche en laisse à votre chiot, prenez un instant pour souffler…
Et lisez ceci.
À deux mois, la laisse ne devrait même pas être un sujet
Un chiot de deux ou trois mois vient à peine d’arriver dans votre vie. Il découvre un monde immense, rempli d’odeurs, de bruits, de mouvements, de textures… Tout est nouveau, potentiellement effrayant ou trop stimulant.
Et dans ce contexte-là, vouloir lui apprendre à « marcher au pied » ou à « ne pas tirer sur la laisse », c’est passer complètement à côté des vrais apprentissages essentiels.
Ce qu’il a besoin de vivre à ce stade, c’est :
- Du suivi naturel : apprendre à vous suivre librement, sans contrainte dans la forêt de Puvenelle de Pont à Mousson ou les champs autour de Marly par exemple
- Des jeux relationnels : tisser un lien joyeux et complice
- Des expériences diverses notamment de la socialisation dans le calme, à son rythme. Pour ça, l’île d’Esch à Pont à Mousson, Le parc de la Seille à Metz ou la Ballastière à Hagondange sont idéaux.
- Les premiers auto-contrôles, pour la vie quotidienne
La laisse, au début, ne devrait être qu’un fil de sécurité, pas un outil d’éducation.
Et surtout pas une punition.
La longe : l’alliée idéale des premières balades
Pour garder de la sécurité sans brider le chiot, rien de mieux qu’une longe légère. Elle permet :
- De laisser au chiot une certaine liberté de mouvement
- D’éviter de lui apprendre, dès le départ, que la laisse = frustration, blocage, tension
- De favoriser l’exploration, l’initiative et le lien à distance
Mais attention : il ne s’agit pas de lui donner 10 mètres d’un coup et de le laisser partir vadrouiller tout seul.
L’idéal, c’est de jouer avec les longueurs :
- On commence avec une longe (3 à 5m par exemple)
- On la raccourcit légèrement à certains moments (ralentissement, croisement, changement de direction)
- On libère de nouveau la longueur entière à un moment où le chien ne tire pas
- Et surtout : on ne laisse pas traîner le « mou » de la longe parterre : enroulez-la et déroulez-la au fil de la balade
Cette variation de tension et de longueur est déjà une manière d’enseigner la connexion, l’attention, le respect du rythme de l’autre.
Les bases à appliquer… dès les premières semaines
Même si la marche en laisse n’est pas une priorité technique au début, certaines règles simples peuvent être mises en place très tôt, sans pression ni injonction.
Voici les fondamentaux que vous pouvez intégrer lors des premières balades :
- On ne suit pas un chiot qui tire : quand il fait 5kg c’est mignon, quand il en fera 25 vous le regretterez.
- On s’arrête dès qu’il tend la laisse : pas besoin de parler, on se fige, les bras le long du corps.
- On peut faire un demi-tour, ou reculer de quelques pas doucement
- On agit en silence : inutile de parler, de répéter ou d’appeler sans arrêt
- On lui laisse ressentir la conséquence de son comportement, plutôt que de le distraire avec des ordres
Ca crée une vraie prise de conscience chez le chiot : « Ah, quand je tire, la balade s’arrête. Quand je détends ma laisse, on avance ensemble. »
C’est le début du savoir-vivre en laisse, bien plus puissant qu’un simple « au pied ! »
Le piège : vouloir tout contrôler trop tôt
L’envie de bien faire est naturelle. Mais attention à ne pas remplir la tête de votre chiot d’ordres dès le départ.
La marche en laisse est un processus qui prend des mois à s’installer sereinement. Et pour ça, il vaut mieux favoriser la clarté, la régularité et la cohérence, plutôt que de viser la perfection tout de suite.
Et puis, peut-être que la balade sur les trottoirs de Metz pourrait être remplacée par une balade au bord du canal de la Moselle : plus sympa, moins surstimulante, chemin plus large… de quoi appliquer les conseils plus hauts !
Mieux vaut un chiot qui apprend à observer, ressentir, ajuster… qu’un chiot qui obéit mécaniquement sous tension.
Depuis 2017, j’accompagne les propriétaires de chiens dans la gestion des comportements en extérieur : réactivité, marche en laisse, rappel, socialisation.
Basée entre Metz, Nancy et Pont-à-Mousson, je propose un suivi illimité sur un an pour permettre un véritable travail de fond, adapté à chaque duo humain-chien.
Partenaire SPA Arry

