« Mais… s’ils sont tous réactifs, ils ne vont pas juste apprendre à s’agresser entre eux ? »
C’est probablement l’une des premières questions que l’on me pose quand on découvre ma façon de travailler. Cette question, je la comprends parce que quand on a un chien qui aboie, tire, grogne ou se met dans tous ses états dès qu’il aperçoit un congénère, on peut difficilement imaginer que le mettre en présence d’autres chiens soit une bonne idée.
Pourtant, c’est justement une partie importante de mon travail d’éducateur canin spécialisée dans les chiens réactifs à Metz et alentours.
Et non, je ne lâche pas dix chiens qui se détestent dans un champ en affirmant « laissez faire, ils doivent apprendre à communiquer ».
Je ne travaille pas avec un groupe de chiens au hasard
Actuellement, je suis amenée à accompagner 70 à 90 chiens en simultané tout au long de l’année. Cela me permet donc de connaître suffisamment de profils différents pour trouver des chiens compatibles entre eux en fonction de leurs personnalités, leurs traumatismes et leurs attitudes.
Avec des tout petits groupes de 2 à 5 chiens qui sont renouvelés à chaque séance, votre chien aura largement l’occasion de rencontrer les profils qui lui correspondent. Mon rôle d’éducateur canin à Metz c’est justement de repérer les affinités, et si je vois deux profils drastiquement incompatibles sur une même séance, je les sépare jusqu’à ce qu’ils progressent suffisamment pour pouvoir les mettre ensemble sans échec.
Tous les chiens ne sont pas au même niveau
Autre particularité : les chiens que j’accompagne n’en sont pas tous au même stade.
Certains arrivent tout juste et sont encore très impressionnés par la présence d’autres chiens. D’autres travaillent avec moi depuis plusieurs mois (voire plusieurs années) et ne présentent plus de comportements problématiques.
Donc ces chiens-là sont particulièrement intéressants pour les nouveaux : leur expérience, leur confiance et leur calme acquis au cours des derniers mois permettent d’apaiser les nouveaux. Ceux qui, 6 mois plus tôt étaient en difficulté, se retrouvent à aider les nouveaux arrivant.
Je cherche constamment la situation dans laquelle chaque chien peut réussir.
De l’espace, beaucoup d’espace
C’est aussi pour cela que mes séances ne ressemblent pas à une succession de chiens assis les uns à côté des autres.
L’espace permet de bouger, de s’éloigner, de faire une pause et de laisser chaque chien prendre les informations dont il a besoin.
Un chien n’apprend pas grand-chose lorsqu’il se retrouve coincé à trois mètres d’un congénère qui le met complètement sous pression.
Je préfère donc pouvoir adapter les distances et les situations plutôt que de chercher à obtenir absolument un exercice précis.
J’adapte le travail à chaque chien
Il n’y a pas une recette « chien réactif » qui fonctionnerait pour tout le monde.
Avec certains chiens, on va pouvoir commencer directement par des situations relativement proches de la vraie vie.
Avec d’autres, il faudra d’abord travailler davantage l’autocontrôle, le renoncement, la capacité à revenir vers leur humain ou simplement la possibilité de rester calme en présence d’un congénère.
C’est aussi pour cela que j’aime prendre le temps d’observer.
Qu’est-ce qui déclenche votre chien ?
Qu’est-ce qui l’aide à redescendre ?
Quelle distance lui permet de réfléchir ?
Quels exercices fonctionnent avec lui ?
Petit à petit, on construit une sorte de mode d’emploi de votre chien.
Et oui, les premières minutes peuvent être difficiles
Il arrive très souvent qu’un chien soit particulièrement tendu au début d’une séance.
Nouveaux chiens, nouvel endroit, nouvelles odeurs, excitation du début de balade… Tout cela peut faire beaucoup d’informations à gérer.
Puis, au bout de quelques minutes, les chiens commencent à comprendre que les congénères autour d’eux ne représentent finalement pas un événement exceptionnel, ni un danger.
Ils s’habituent.
Et cette habituation est justement intéressante : un chien qui apprend qu’il peut être entouré de congénères sans que quelque chose de grave ne se produise développe progressivement une autre manière de gérer leur présence.
Conseil d’éducateur canin à Metz : éviter tous les chiens ne règle pas le problème
Bien sûr, éviter les situations qui déclenchent votre chien peut être utile ponctuellement (surtout si la situation est vouée à l’échec).
Mais si votre chien réagit aux congénères, vous ne pourrez pas passer votre vie à faire demi-tour dès que vous apercevez un chien au bout de la rue. Dans la vraie vie, vous croiserez des chiens calmes, des excités, en laisse ou en liberté, derrière un portail ou de l’autre côté du trottoir…
Le but de mon travail n’est donc pas de construire une vie dans laquelle votre chien ne rencontre jamais de difficulté.
Je veux plutôt vous apprendre, à vous et à votre chien, à gérer correctement ces situations lorsqu’elles se présentent.
Les erreurs font aussi partie de l’apprentissage
Cela ne veut pas dire que je cherche volontairement à mettre les chiens en difficulté, au contraire. Mais un apprentissage dans lequel tout se passe toujours parfaitement n’existe pas : il y a une notion d’efforts à fournir.
Il arrivera parfois que votre chien aboie, qu’il se tende, qu’il fasse un mauvais choix ou qu’il se laisse emporter par ses émotions.
Mais il ne faut pas considérer ça comme un échec, moi j’y vois une information.
Par exemple, on peut regarder objectivement ce qui s’est passé, comprendre pourquoi, modifier la situation et recommencer autrement. On pourra écrire sur le calendrier « c’est trop tôt pour croiser un chien qui aboie à 20m »
L’échec fait aussi partie de l’apprentissage : c’est parce que vous êtes tombé(e) des dizaines de fois à l’âge d’un an que vous avez perfectionné votre technique de marche pour arriver aujourd’hui à marcher de manière efficace.
L’objectif final : pouvoir vivre avec les autres chiens
Au fil des séances, on travaille donc les compétences dont votre chien a besoin pour progresser : autocontrôle, renoncement, capacité à prendre des informations, retour vers son humain, confiance dans votre relation…
On avance étape par étape :
- Savoir regarder un chien au loin
- Savoir s’en détourner
- Savoir le supporter plus proche
- Savoir se concentrer sur autre chose
- Savoir faire connaissance de manière respectueuse
- Savoir communiquer et montrer ses limites de manière efficace et mesurée
- Savoir respecter les limites de l’autre
Et arriver un jour à la fameuse étape ultime : pouvoir être libre avec les congénères.
Votre chien n’ira pas au même rythme que le voisin ni forcément jusqu’au même résultat, mais l’objectif reste de lui donner progressivement davantage de possibilités dans sa vie quotidienne, de lui donner les ressources et compétences pour gérer les situations difficiles.
Mon rôle d’éducateur canin à Metz n’est pas simplement de « faire obéir » votre chien pendant une heure : je cherche à lui apprendre à gérer le monde qui l’entoure.
Les Loups du Rupt de Mad, éducatrice de chiens réactifs à Metz et alentours
Depuis 2017, j’accompagne des propriétaires autour de Metz, Pont-à-Mousson et Jarny qui vivent avec un chien réactif, difficile à gérer en extérieur ou simplement très compliqué à promener sereinement. Avec plusieurs chiens à accompagner en permanence, je peux construire des situations adaptées au niveau de chacun plutôt que de demander à tous les chiens de faire exactement la même chose.
Mon accompagnement repose sur un forfait illimité, ce qui vous permet de prendre le temps nécessaire pour avancer sans avoir la sensation de devoir compter chaque séance. L’idée est de construire progressivement les compétences dont votre chien a besoin, jusqu’à pouvoir retrouver des promenades plus sereines et davantage de liberté dans votre quotidien.
Si vous avez justement un chien qui aboie, tire, charge ou ne supporte plus de croiser ses congénères autour de Metz, le plus simple est de venir m’en parler. On regarde ensemble votre situation et surtout si ma façon de travailler correspond à ce dont vous avez besoin.

